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Zoom sur le projet

Compte-tenu de la situation actuelle de l’école et des limitations dues à notre structure associative, nous avons été amenés à définir un certain nombre de priorités.

Tout d’abord, ce projet a vu le jour dans un double objectif : permettre un échange culturel entre les élèves des deux établissements, et venir en aide à l’école de Namponkoré dont les besoins sont évidents.

 Le volet « échange » a démarré dès la rentrée 2008 avec le début d’une correspondance de l’ensemble des élèves burkinabé à destination des membres du Club Droits de l’Homme. Cet échange se poursuit et a évolué depuis notre deuxième voyage : nous avons créé un système de correspondants permettant à des élèves de notre collège de développer un contact privilégié avec un ou une camarade de l’école de Namponkoré. Bien entendu, un tel échange pourra se poursuivre bien au-delà de leur scolarité à Françoise Dolto. Des lettres individuelles ont été échangées, avec beaucoup d’enthousiasme de part et d’autre, et nous avons bon espoir que cette correspondance continue à se développer.

 Quant à l’aspect solidaire, nous avons dû pour l’instant le restreindre à une aide financière permettant la construction de salles de classes supplémentaires et l’amélioration des bâtiments existants. Le devis global pour l’extension de l’école s’élève à près de 22 000 euros, tandis que la réfection des classes actuelles suppose un investissement d’environ 3 500 euros.

Deux entrepreneurs locaux ont été sollicités et nous avons retenu un devis qui respectait l'esprit de l'école existante et permettait d'envisager la construction progressive de trois classes supplémentaires.

La première tranche (une salle de classe neuve et les fondations des deux classes restantes) a pu être réalisée grâce à la mobilisation de tout le village et à la supervision d'un technicien en génie civil.

Ainsi, dès l'année de création de l'association, notre premier pari est gagné : l'école de Namponkoré s'est enrichie d'une salle de classe supplémentaire, grâce à la mobilisation des adhérents et sympathisants de SAALA !!

Mais il reste tant de choses à faire que beaucoup d’autres projets seront soumis à l’équipe enseignante et au comité de gestion d’ici notre prochaine rencontre . Ainsi, la construction d’un local adapté pour la cantine impliquant des mères d’élèves permettrait à celles-ci de pouvoir préparer un repas dans des conditions acceptables. A l’heure actuelle, l’Association des Mères Educatrices étudie la possibilité de créer un champ communal où seraient récoltées les céréales nécessaires à l’élaboration du repas afin d’atteindre l’auto-suffisance. Les aliments proviennent en effet de l’aide humanitaire internationale mais celle-ci est rarement adaptée (en quantité comme en qualité) aux conditions réelles.

La cantine est une priorité lorsque l’on sait qu’en moyenne, les enfants parcourent 6 kilomètres à pied chaque jour pour se rendre à l’école et en revenir.

Un projet également judicieux serait l’équipement de la salle du Cours Moyen en panneaux solaires, permettant ainsi aux aînés de rester en étude le soir . Cet équipement permettrait aux élèves de travailler après la nuit tombée et de mettre ainsi toutes les chances de leur côté pour pouvoir poursuivre leurs études car actuellement, moins de 30 % des élèves du primaire réussissent à entrer en 6ème.

L’aménagement d’un terrain de jeux ne devrait pas, quant à lui, nécessiter un investissement très important mais serait d’une grande utilité dans cette école dépourvue d’activités ludiques.

 Enfin, si nous réussissons à trouver des partenaires prêts à nous aider, nous pourrons envisager l’envoi de matériel scolaire. Ceci est malheureusement impossible pour le moment, compte tenu du coût très élevé du fret. Cela est d’autant plus regrettable que plusieurs personnes ou entreprises se sont déjà engagées à nous donner du matériel ou des fournitures scolaires. En attendant, des contacts ont été pris avec des artisans locaux pour envisager la construction sur place de tables-bancs, ce qui permettrait d'éviter le coût important du transport depuis la capitale par exemple.